De plus en plus de professionnels libéraux souhaitent améliorer leur gestion et leur fiscalité. La société d’exercice libéral à responsabilité limitée (selarl) s’impose comme une solution efficace pour ceux qui cherchent à optimiser leur imposition tout en profitant d’un cadre légal flexible. Chez AGBC AVOCATS, cabinet d’avocat fiscaliste, nous accompagnons régulièrement la création et la gestion de ces structures afin que chaque profession libérale puisse tirer pleinement parti des avantages spécifiques proposés par la selarl. Vous pouvez également consulter notre article sur la fiscalité du dividende en SELARL.
Pourquoi opter pour une selarl quand on exerce une profession libérale ?
Depuis quelques années, les professions libérales disposent de plusieurs formes juridiques conçues pour structurer leur activité. Parmi elles, la selarl se démarque grâce à sa capacité à offrir à la fois une protection du patrimoine, une optimisation fiscale et une grande souplesse dans la gestion quotidienne. Cette structure permet aussi de sécuriser les relations entre associés ou collaborateurs, ce qui est un atout majeur lors du développement d’un cabinet.
Opter pour la selarl, c’est bien plus qu’un simple changement de statut juridique : cela transforme l’approche financière et fiscale. Pour beaucoup de professionnels, franchir ce cap permet de séparer le patrimoine personnel du professionnel tout en facilitant la mise en place de stratégies patrimoniales avancées. Chez AGBC AVOCATS, nous constatons chaque jour que cette structure est devenue un levier incontournable pour gérer la croissance et organiser la transmission de son activité.
Comment fonctionne une selarl ?
La selarl reprend de nombreux principes de la SARL classique, mais s’adapte spécifiquement aux métiers réglementés tels que les avocats, médecins ou notaires. Les associés exercent leur métier au sein d’une société dotée de la personnalité morale, distincte de chacun des membres, ce qui assure une existence propre à la structure.
Pour constituer une selarl, il faut généralement deux associés minimum, chacun réalisant un apport en numéraire ou en nature. Cette souplesse facilite l’intégration de nouveaux associés tout en conservant l’esprit libéral du cabinet. Le gérant, souvent choisi parmi les associés, bénéficie d’une maîtrise totale sur la gestion courante, notamment autour de la rémunération et de la trésorerie.
Quel est le rôle du gérant au sein de la selarl ?
Le gérant, sélectionné parmi les associés ou recruté en externe, détient de larges pouvoirs pour piloter la structure. Il supervise l’activité, prend les décisions financières importantes et veille au respect des règles propres à chaque profession. L’intérêt principal réside dans la possibilité de fixer librement la répartition entre rémunération et dividendes, ce qui influence directement la fiscalité des professionnels concernés.
Ce positionnement permet au gérant d’ajuster la gestion de la rémunération pour moduler les charges sociales et optimiser ses revenus nets. Cette latitude attire autant les jeunes installés que les professionnels expérimentés, désireux d’équilibrer leurs revenus personnels et les bénéfices d’exploitation.
L’association et la transmission facilitées
La selarl simplifie l’entrée de nouveaux associés grâce à la cession ou l’achat de parts sociales selon les modalités prévues par la loi. La transmission progressive de l’entreprise devient ainsi possible sans bouleverser l’organisation existante, assurant la pérennité de l’activité et préparant efficacement la relève.
Lors d’un départ à la retraite ou d’un changement d’associé, le maintien des équilibres internes et des savoir-faire est grandement facilité. Cela contribue à garantir la continuité du cabinet au fil des générations, un point souvent mis en avant par les utilisateurs aguerris de cette forme sociale.
Optimisation fiscale : quels sont les véritables atouts de la selarl ?
La selarl est particulièrement appréciée pour ses possibilités d’optimisation fiscale adaptées aux exigences des professions libérales. Ce choix offre différents leviers pour maîtriser et réduire la charge fiscale globale du cabinet ou du professionnel exerçant au sein de la structure.
L’arbitrage entre rémunération du gérant, distribution de dividendes et conservation d’un excédent de trésorerie dans la société permet de mettre en place des stratégies fiscales et patrimoniales très efficaces. Cette flexibilité favorise souvent une réduction significative du taux d’imposition comparé au régime traditionnel de l’impôt sur le revenu.
Imposition : de l’impôt sur le revenu à l’impôt sur les sociétés
Un des principaux attraits de la selarl réside dans le passage à l’impôt sur les sociétés (IS). Les bénéfices générés sont alors taxés au niveau du cabinet selon un barème souvent plus avantageux qu’en nom propre. L’entrepreneur peut choisir de ne se verser qu’une partie des bénéfices en salaire, laissant le reste en réserve dans la société pour un futur réinvestissement ou une distribution de dividendes ultérieure.
Ce mécanisme permet une taxation différée des profits restés en société, ainsi qu’une meilleure maîtrise de l’assiette soumise à cotisations et prélèvements sociaux. Il s’agit d’un moyen efficace de lisser ses revenus et d’investir durablement dans le développement du cabinet.
Gestion des charges sociales et impact sur la rémunération
Grâce à la selarl, les professions libérales bénéficient d’une réelle marge de manœuvre pour ajuster la part entre rémunération et dividendes. Si la rémunération du gérant supporte l’ensemble des cotisations sociales, la part distribuée en dividendes n’est soumise qu’à certains prélèvements spécifiques. Cette distinction est essentielle pour diminuer la pression sociale annuelle.
Chez AGBC AVOCATS, nous observons fréquemment que l’optimisation des charges sociales motive nos clients à choisir ce statut. En modulant la base de calcul des contributions, il devient plus facile de dégager un excédent de trésorerie au sein de la selarl, puis de réinvestir dans les locaux, le matériel ou via une spfpl (holding), validant ainsi toutes les options offertes par la gestion moderne des entreprises libérales.
Excédent de trésorerie : comment l’utiliser judicieusement dans la selarl ?
Générer un excédent de trésorerie grâce à une bonne gestion des flux et à l’optimisation fiscale permet d’envisager sereinement divers projets pour l’avenir du cabinet. Ce matelas financier, conservé dans la société, sert souvent à investir dans du matériel performant, moderniser la structure ou acquérir de nouveaux locaux professionnels.
D’autres professionnels préfèrent utiliser cet excédent pour prendre part dans une spfpl, véritable holding dédiée aux professions libérales, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives de croissance et à l’ingénierie patrimoniale. Cette stratégie contribue efficacement au renforcement de la valeur de leur activité sur le long terme.
Notre expérience AGBC AVOCATS dans l’accompagnement des selarl
L’équipe AGBC AVOCATS accompagne les professions libérales à chaque étape de leur projet de création, de transformation ou de gestion de leur selarl. Nous intervenons dès la réflexion initiale pour bâtir la solution la plus adaptée à la configuration personnelle et professionnelle de chacun.
Notre expertise en fiscalité des sociétés libérales, en arbitrage entre rémunération et dividendes, ou encore en montage de spfpl, nous permet de concevoir des stratégies globales cohérentes, parfaitement alignées avec les attentes spécifiques de notre clientèle.